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« Quand on est de gauche, on ne peut pas fuir ses responsabilités et toujours renvoyer vers l’Etat les enjeux de sécurité quotidienne… »

Notre ville a souffert depuis cet été de plusieurs faits divers violents et de règlements de comptes sanglants. Une vidéo mettant en scène des trafiquants de drogue armés, devenue virale a fait « le buzz » et a alimenté les réseaux sociaux pendant plusieurs jours. Ces événements ont déclenché une polémique par médias interposés et un échange de petites phrases entre Eric Piolle, Maire de Grenoble et le Préfet de l’Isère puis Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur. Ces échanges, auxquels même Laurent Wauquiez s’est senti obligé de participer, ne sont pas à la hauteur des enjeux et ne répondent en rien à la détresse des grenoblois lassés de voir leur ville dans les palmarès des actes de violence faite aux personnes et stigmatisée sur les chaines d’information continue.

Comme à son habitude, le Maire de Grenoble, a tenté de minimiser la situation et de renvoyer à d’autres la responsabilité de ce qui se déroule dans son territoire. Comme à son habitude, au lieu de faire des propositions concrètes de travail avec tous les partenaires, il a préféré pointer du doigt les défaillances des autres institutions. Le discours de déni du Maire renforce le sentiment d’impuissance publique et ne font qu’accroitre la colère citoyenne.

D’abord il faut reconnaître la situation grave de certains quartiers : oui des quartiers sont gangrenés par le trafic de drogue, oui des habitants ne sont pas en sécurité, oui l’intervention publique n’a que trop reculé. C’est pourquoi nous plaidons depuis des années pour une véritable stratégie de réinvestissement public qui passe en premier lieu par l’intervention éducative et sociale, elle-même permise par une réelle sécurité quotidienne, et donc la présence d’une véritable police municipale. Permettre à la police municipale d’intervenir dans les quartiers populaires, ce n’est pas aggraver la tension où céder à une pulsion sécuritaire, c’est au contraire rendre possible l’intervention publique en protégeant les éducateurs, les travailleurs sociaux, les infirmières et les aides-soignantes, les étudiants, les commerçants… tout ce qui permet une normalisation de le vie sociale. Il n’est plus possible que des actions soient abandonnées par peur.

Nos propositions de campagne restent plus que jamais d’actualité et nous demandons expressément au Maire de renforcer immédiatement l’équipement de la police municipale pour qu’elle puisse intervenir partout, de renforcer les effectifs, de créer des équipes de médiation sur l’espace public, de cesser les querelles politiciennes avec l’Etat et d’organiser d’états généraux de la sécurité intercommunaux avec l’aide de la Métropole.

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